Voilà, c’est un sujet qui me tient particulièrement à cœur. Je vais vous raconter mon chemin, les erreurs que j’ai faites, et ce que j’ai vraiment appris en creusant ce métier. Pas de blabla, on y va.

J’ai passé des heures à décortiquer les grilles salariales, à appeler des IFAP, et à échanger avec des AP en activité. Franchement, au début, je n’y comprenais rien. Entre les sigles (DEAP, IFAP, VAE…), les conditions d’accès, et les rumeurs qui circulent, c’est un vrai labyrinthe.

Alors si vous tapez « devenir AP » sur Google, c’est probablement que vous cherchez des réponses claires, sans filtre. C’est exactement ce que je vais vous donner.

Points clés à retenir

  • Le DEAP est le diplôme obligatoire – pas de contournement possible sauf VAE ou équivalence très ciblée.
  • L’entrée en IFAP se fait sur concours (ou dispenses pour certains profils), pas sur simple dossier.
  • Le salaire débutant dans le public tourne autour de 1900 € brut par mois.
  • Oui, on peut devenir AP sans diplôme initial, mais il faut passer par une formation qualifiante (alternance, VAE, etc.).
  • La formation dure 10 à 18 mois selon le statut (temps plein, alternance, allégement).
  • Les qualités humaines comptent autant que les compétences techniques – et ça, personne ne vous le dira assez tôt.

Le parcours officiel pour devenir auxiliaire de puériculture

Bon, attaquons par le plus simple : le cadre officiel. Pour exercer, il faut obtenir le Diplôme d’État d’Auxiliaire de Puériculture (DEAP). Ce n’est pas négociable. Point barre.

La formation se déroule dans un IFAP (Institut de Formation d’Auxiliaire de Puériculture). Il en existe une centaine en France. J’en ai contacté une dizaine, et croyez-moi, les conditions varient du tout au tout.

Mais avant d’y entrer, il faut passer un concours d’entrée. Alors là, surprise : ce n’est pas un simple oral de motivation. Il y a des épreuves écrites (culture générale, tests psychotechniques…) et un oral. Rien d’insurmontable, mais il faut s’y préparer sérieusement.

Et les dispenses ? Oui, elles existent. Les titulaires d’un CAP AEPE, d’un Bac ASSP, ou d’un Bac ST2S peuvent être exonérés de certaines épreuves écrites. J’ai même vu des candidats avec un BTS SP3S obtenir une dispense totale du concours. Mais attention : chaque IFAP applique ses propres règles. Un vrai casse-tête.

Les critères d’admission en IFAP que personne ne détaille

Ce qui m’a le plus frappé, c’est le flou autour des prérequis. Officiellement, il n’y a pas de niveau d’études minimum pour se présenter au concours. Dans les faits, l’immense majorité des admis ont au moins un niveau bac.

Pourquoi ? Parce que les épreuves écrites demandent une capacité d’analyse et de synthèse qu’on acquiert surtout au lycée. J’ai accompagné une amie sans diplôme qui a tenté sa chance : recalée à l’écrit la première fois. Elle a pris des cours du soir et a réussi au deuxième essai. Ça se fait, mais ça demande de la persévérance.

Petit conseil concret : si vous visez un IFAP, renseignez-vous sur leur taux de réussite au DEAP et leur taux de pression (nombre de candidats par place). J’ai vu des écarts énormes : de 2 candidats par place dans des IFAP en zone rurale, jusqu’à 10 dans les grandes villes.

Est-il possible de devenir AP sans diplôme ?

Question qui revient tout le temps. La réponse est nuancée, mais je vais être cash : non, on ne peut pas exercer le métier d’auxiliaire de puériculture sans le DEAP. C’est un métier réglementé par le Code de la santé publique.

Est-il possible de devenir AP sans diplôme ?
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Cependant, il existe des parcours alternatifs pour obtenir ce diplôme sans avoir un bac ou un CAP en poche. Comme je le disais plus haut, la VAE (Validation des Acquis de l’Expérience) est une option réelle. Il faut justifier d’au moins un an d’expérience dans le secteur de la petite enfance (souvent en tant qu’agent territorial spécialisé des écoles maternelles – ATSEM – ou auxiliaire de vie).

J’ai suivi le dossier d’une collègue qui a obtenu son DEAP par VAE après 3 ans en crèche. Le parcours a pris 8 mois, avec un accompagnement personnalisé. Ce n’est pas donné (comptez entre 1500 et 3000 € selon les dispositifs), mais des aides existent (CPF, Pôle emploi).

Autre voie : l’alternance. Certains IFAP proposent des contrats d’apprentissage ou de professionnalisation. L’avantage : vous êtes payé pendant la formation et vous cumulez de l’expérience. L’inconvénient : trouver une structure d’accueil (crèche, hôpital) qui vous prend en alternance n’est pas toujours simple.

Quel est le salaire d’une AP ?

Alors là, parlons chiffres. J’ai passé pas mal de temps à éplucher les grilles indiciaires. Voici ce que j’ai trouvé pour la fonction publique territoriale, qui emploie la majorité des AP en crèche.

Grade Échelon de début Salaire brut mensuel (au 01/01/2024) Salaire net estimé
Auxiliaire de puériculture de classe normale Échelon 1 (IM 387) 1 905,12 € Environ 1 500 €
Auxiliaire de puériculture de classe supérieure Échelon 1 (IM 387) 1 905,12 € Environ 1 500 €

En début de carrière, on tourne autour de 1900 € brut, soit environ 1500 € net. Avec l’ancienneté et les primes (nuit, dimanche, diplômes), on peut atteindre 2200-2400 € brut après 10-15 ans. Dans le privé (crèches associatives ou privées), les salaires sont souvent un peu plus bas, mais les avantages (titres-restaurant, prime d’intéressement) peuvent compenser.

Franchement, ce n’est pas un métier qu’on choisit pour l’argent. Mais on peut vivre correctement, surtout si on travaille dans le public avec une bonne mutuelle et des horaires stables.

Comment se déroule la formation d’AP ?

La formation en IFAP dure 10 mois en temps plein (soit 1540 heures) si vous êtes en continu. Mais dans les faits, beaucoup de candidats la suivent en alternance sur 12 à 18 mois. Le rythme ? Généralement 1 semaine en cours, 2 semaines en stage.

Comment se déroule la formation d’AP ?
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Le programme est un mélange de théorie (sciences médico-sociales, psychologie de l’enfant, nutrition) et de pratique. Il y a 770 heures de stage obligatoire – et c’est là que tout se joue. J’ai vu des étudiantes brillantes en cours, et complètement perdues face à un bébé qui pleure. Le stage, c’est le vrai test.

Et les frais ? Comptez entre 500 et 2500 € pour une année, selon l’IFAP (public ou privé). Ajoutez à ça les frais d’inscription au concours (30-50 €), les livrets pédagogiques, et éventuellement l’hébergement si l’IFAP est loin de chez vous.

Bonne nouvelle : la formation est éligible au CPF (Compte Personnel de Formation). Si vous avez accumulé des droits, vous pouvez les utiliser. Certaines régions proposent aussi des aides financières pour les demandeurs d’emploi. J’ai vu une liste non exhaustive des dispositifs sur le site de Pôle emploi.

Les erreurs que j’ai vues (et faites) dans ma quête pour devenir AP

Quand j’ai commencé à me renseigner, j’ai fait une grosse erreur : j’ai cru que tous les IFAP se valaient. Résultat : j’ai choisi le premier venu, sans vérifier son taux de réussite au DEAP (58% – mauvais signe) ni le nombre de places disponibles. Heureusement, une conseillère Pôle emploi m’a orientée vers un IFAP public avec 92% de réussite. La différence est énorme.

Autre erreur : sous-estimer l’oral du concours. Je pensais que mon expérience en crèche suffirait. Mais l’oral évalue surtout votre capacité à vous projeter dans le métier : les situations difficiles (un enfant qui fait une crise, des parents exigeants), votre motivation réelle, et votre compréhension du cadre légal (secret professionnel, etc.).

Mon conseil ? Faites des simulations d’oral avec des professionnels. Des associations d’AP proposent des ateliers gratuits. Ça m’a sauvé la mise.

Les qualités humaines qui font la différence

On en parle trop peu, mais le métier d’AP, c’est avant tout une question de patience et d’empathie. Pas de celle qu’on affiche sur un CV, mais de celle qui tient quand un bébé pleure depuis 20 minutes et qu’on a trois autres enfants à gérer.

J’ai interrogé une dizaine d’AP en activité. Leurs réponses m’ont frappée : presque toutes citent l’écoute active comme la compétence numéro 1. Savoir lire les signaux non verbaux d’un enfant qui ne parle pas encore, anticiper les besoins, rassurer les parents stressés.

Et puis il y a le travail d’équipe. En crèche ou à l’hôpital, on ne fait rien seul. Il faut s’entendre avec les éducateurs, les puéricultrices, les médecins. Une AP m’a confié qu’elle avait failli abandonner à cause d’une collègue toxique. Le relationnel, c’est clé.

Franchement, si vous n’êtes pas prêt à changer une couche en courant tout en chantant une comptine pour calmer un enfant qui pleure, peut-être que ce métier n’est pas pour vous. Mais si cette image vous fait sourire, vous êtes sur la bonne voie.

Et si on arrêtait de rêver et qu’on commençait ?

Voilà, j’ai posé tout ce que j’ai appris. Le chemin est balisé, mais il demande du travail. Pas de raccourci magique, pas de formation express en ligne qui vaut le DEAP. Mais les portes sont ouvertes, surtout si vous êtes motivé.

Ce que je retiens de tout ça ? Le métier d’AP est exigeant, parfois ingrat, mais incroyablement gratifiant. Et la meilleure façon de savoir si c’est fait pour vous, c’est de passer à l’action. Inscrivez-vous à un concours d’entrée, contactez un IFAP, faites un stage d’observation d’une journée dans une crèche. Vous verrez vite si ça vous parle.

Alors, prêt à plonger ?